Centre FORGE Afrique

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MANIFESTATION


APPEL A COMMUNICATION AU COLLOQUE INTERNATIONAL DU LAPE 2019: CANEVAS DE SOUMISSION DU RÉSUME DES ARTICLES

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CONTEXTE ET JUSTIFICATION


L’Afrique est un continent de paradoxes. Bien qu’elle soit le continent le mieux doté en ressources naturelles, elle reste curieusement le continent qui abrite les populations les plus pauvres et les plus vulnérables au monde. Depuis les indépendances, les modèles de développement socioéconomique présentés comme remèdes aux problèmes du sous-développement et de la pauvreté généralisée ont très souvent été conçus de l’extérieur, importés et proposés, voire imposés à l’Afrique. Ces modèles, dans certains cas, ont même contribué à l’aggravation des problèmes qu’ils étaient censés résoudre. En effet, l’Afrique est confinée dans une posture de receveuse, de consommatrice au lieu d’être dans celle de conductrice dans le processus de mondialisation. Elle est de ce fait, restée en marge du processus du développement.

A regarder les performances de l’Afrique de nos jours, l’on constate avec désolation qu’elle demeure toujours un continent en proie à de nombreux problèmes de développement de manière répétitive, qu’elle reste dépendante et peine à satisfaire de façon adéquate les besoins les plus élémentaires des populations. Pourtant, l’Afrique dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes de ses populations et s’insérer avec certitude et beaucoup plus de force dans l’économie mondiale. Elle bénéficie d’une population majoritairement jeune, de ressources naturelles abondantes à celles constatées dans la majeure partie du reste du monde.

 

En dépit de tous ces atouts, pourquoi alors, l’Afrique est à ce stade ? Qu’est-ce qui explique les niveaux de développement contrastés sur ce continent ? Les insuffisances résident-elles dans les formulations des stratégies de développement, ou relèvent-elles de l’ordre institutionnel ou finalement s’agit-il des gouvernants africains qui sont en cause ? Les fondements théoriques contemporains de développement sont-ils désuets ou éprouvent-ils des insuffisances à s’adapter aux contextes africains ? Auquel cas, quels modèles de développement pour une Afrique nouvelle ? Sur quoi devraient reposer les fondements de ces « modèles africains » pour son développement ? La pertinence de l’ensemble de ces questionnements globaux justifie la nécessité d’une réflexion approfondie non seulement sur le développement en Afrique, mais aussi sur l’universalité des principes de l’économie du développement.

 

Il est de plus en plus admis dans le monde académique et partagé par certains acteurs économiques que le processus de transformation des économies africaines appelle une refondation profonde des modes de pensées, une appropriation, en toute indépendance et sans influence aucune, du concept de développement. Si c’est l’homme qui est mis au centre du développement, il conviendra alors de mettre au cœur de l’analyse, les essences premières de l’homme c’est à dire, son environnement, sa société, ses institutions, sa culture, et ses us et coutumes. Dépouiller l’analyse de ces dimensions, c’est la dépouiller de sa quintessence, c’est la rendre zombi et donc, la mettre au service des autres.

 

L’une des missions de la recherche étant d’éclairer les citoyens et les pouvoirs publics sur les mutations sociétales, il est aujourd’hui fondamental de questionner à nouveau la profession des économistes, notamment, les choix de méthodes et de postures scientifiques qu’ils adoptent pour appréhender la réalité socioéconomique du continent. C’est le lieu de mener la réflexion sur les fondements des théories du développement dans le contexte africain dans un effort collectif visant à positionner l’Afrique, de manière irréversible sur le chemin du succès de son développement.

C’est dans cette dynamique que se situe la vision du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES), à travers le Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE) de l'Université Ouaga II et du Centre de Formation, d’Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique). A cet effet, ils organisent en partenariat avec le Réseau Think Tank Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (RTT-UEMOA) un colloque international sur les défis d’une Afrique Nouvelle.

 

La particularité de cette édition du colloque réside dans la priorité accordée aux problématiques de développement en Afrique. Il offre donc, l’opportunité aux différentes catégories d’acteurs de se réunir, d’asseoir un dialogue ouvert et prospectif, de partager leurs connaissances, de s’enrichir de leurs mutuelles expériences et d’apporter leur contribution à la compréhension des grandes préoccupations socioéconomiques et politiques contemporaines de l’Afrique. Ainsi, il s’agit, en dernier ressort, d’aider à identifier des « thérapies endogènes » et efficaces aux questions de développement qui se posent à l’Afrique autour des axes de recherche mentionnés ci-dessous sans prétendre à leur exhaustivité :


AXES DE RECHERCHE


Axe 1 : Méthodologie, épistémologie et didactique économiques

  • Relations de l’Afrique traditionnelle avec l’économique
  • Ancrage des méthodes scientifiques et d’enseignement dans le contexte africain
  • Les économistes africains et les discours sur le développement de l’Afrique : à qui la faute ?
  • Stratégies, modes de pensées et d’appréhension du développement en Afrique
  • Osez penser futur et réinventer l’avenir de l’Afrique
  • Tradition, gouvernance et pouvoir politique en Afrique
  • L’homo economicus n’est-il pas multiple ?

Axe 2 : Institution, gouvernance et transformation structurelle

  • Mutation institutionnelle, climat des affaires et promotion des initiatives privées
  • Ingénierie institutionnelle et processus politiques
  • Démocratie, corruption et réformes économiques
  • Démocratie et autocratie : quel régime politique pour le développement de l’Afrique ?
  • Dynamique institutionnelle des territoires et développement
  • Acteurs politiques, société civile, autorités religieuses et coutumières, processus électoraux et alternance des régimes politiques
  • Révolution numérique et les défis de la transformation structurelle
  • Transfert des technologies et transformations structurelles
  • Politiques industrielles, énergétiques, infrastructurelles et transformation structurelle
  • Capital humain, dividende démographique et compétitivité

Axe 3 : Perception de l’intégration dans les sociétés africaines : décideurs politiques, institutions et peuples

  • Adéquation entre politiques nationales et politiques communautaires
  • Diaspora africaine et place de l’Afrique dans le monde
  • Ouverture et insertion de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales
  • Stratégie géopolitique, nouvelles dynamiques de coopération sécuritaire, diplomatique et développement
  • Migrations, mobilités des personnes et intégration régionale en Afrique
  • Tourisme et intégration en Afrique
  • Zone de libre-échange continentale africaine, intégration monétaire africaine et l’hétérogénéité des pays

Axe 4 : Histoire, culture, mutations sociales, tourisme durable

  1. Economie informelle, protection sociale, genre, inégalités et pauvreté
  2. Culture, migration et dynamiques interterritoriales
  3. Culture de solidarité communautaire et développement local en Afrique
  4. Conflits, insécurité, réconciliation et paix
  5. Migrations, insertion sociale, paix et sécurité
  6. Tourisme et croissance inclusive
  7. Tourisme, paix et développement en Afrique

 

Axe 5 : Environnement, changement climatique et sécurité alimentaire.

  1. Energie et développement durable
  2. Economie verte et industrialisation
  3. Coûts économiques des changements climatiques
  4. Agriculture biologique et sécurité alimentaire
  5. Ressources naturelles et développement durable

Axe 6 : Financement du développement en Afrique

  1. Marchés financiers, innovation financière, finance inclusive et entrepreneuriat durable
  2. Commande publique : nouvel enjeu de développement de l’Afrique et durabilité des infrastructures publiques
  3. Mobilisation des ressources, choix des instruments fiscaux et efficacité de la politique budgétaire
  4. Finance islamique : l’émergence de nouveaux partenaires financiers pour l’Afrique
  5. Ressources extérieures et financement du développement endogène
  6. Investissements, IDE, transferts de fonds des migrants, et transformation structurelle de l’Afrique

Le comité scientifique privilégiera les propositions portant sur des perspectives pour une nouvelle économie du développement pour l’Afrique, mais aussi les contributions innovantes et celles portant sur les enjeux d’actualité. À l’issue du colloque les meilleurs articles retenus seront soumis à un comité de lecture anonyme en vue de la publication d’un ouvrage collectif si les auteurs le désirent.


PREPARATION DE VOTRE RESUME


Votre résumé doit utiliser le style Normal et doit tenir dans la zone prédéfinie. Votre résumé ne doit pas dépasser 300 mots. La zone s’agrandit sur 2 pages au fur et à mesure que vous y ajoutez du texte / des diagrammes.

  1. Le titre doit être aussi bref que possible mais suffisamment long pour indiquer clairement la nature de l’étude. Mettez en majuscule la première lettre du premier mot uniquement (noms et lieu exclus). Pas de point à la fin.
  2. Les résumés doivent indiquer brièvement et clairement l’objectif, la méthodologie utilisée, les principaux résultats et les implications de politiques
  • Objectif: Enoncez clairement l’objectif de l’article
  • Méthode: Décrivez clairement votre approche méthodologique.
  • Résultats: Présentez vos résultats dans une séquence logique et soulignez les aspects nouveaux et importants de l’étude.
  1. Format Word, police Times New Roman, taille 12 et interligne simple
  2. Mode d’envoi

Envoyer simultanément aux adresses suivantes : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf

Objet du mail : Résumé-Candidature-Colloque LAPE 2019

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MODALITES PRATIQUES D’ENVOI DES CONTRIBUTIONS


Les communicateurs ont la possibilité d’inscrire leurs travaux dans l’un des axes déclinés ci-dessus pour développer un des sous thèmes en français ou en anglais. Ils sont invités à soumettre un résumé comptant au plus 300 mots conformément au canevas de soumission du résumé des articles téléchargeable sur le site de FORGE-Afrique : www.forgeafrique.com ou à travers le lien https://www.forgeafrique.com/colloque-international-du-lape-2019-canevas-de-soumission-du-resume-des-articles , sur le site de l’Université Ouaga II : www.univ-ouaga2.bf et sur le site du CEDRES: www.cedres.bf. Ce canevas peut également être obtenu en s’adressant au secrétariat technique du colloque au : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf.


CALENDRIER (dates importantes)


  1. 15 Février 2019 : Lancement de l’appel à communication.
  2. 15 Juillet 2019 : Date limite de soumission des projets de contribution.
  3. 25 Juillet 2019 : Avis du comité scientifique et notification aux auteurs.
  4. 25 Septembre 2019: Soumissions des versions complètes des papiers en version numérique (entre 25 000 et 30 000 signes espaces compris) et des présentations (Version PowerPoint pour 15 minutes maximum).
  5. 23-24 octobre 2019: Arrivée des intervenants étrangers.
  6. Vendredi 25 au samedi 26 octobre 2019 : tenue du colloque à Ouagadougou (Burkina Faso).
  7. Retour des invités: dès la fin du colloque suivant le plan de vol.
  8. 25 Janvier 2020 : Réception des articles sélectionnés pour publication dans un ouvrage collectif.
  9. 25 Avril 2020 : Publication de l’ouvrage collectif qui recense les meilleures communications.

COORDINATION


  1. Président:
  • Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE), Directeur du CEDRES, Université Ouaga II
  1. Vice-Présidents :
  • Pr Mahamadou DIARRA, Directeur du Laboratoire d’Economie Régionale et Internationale, Université Norbert ZONGO
  • Pr Windkouni Haoua Eugénie MAIGA, Directrice de l’UFR-SEG, Université Norbert ZONGO
  • Pr Omer Souglimpo COMBARY, Directeur Adjoint de l’Ecole Doctorale de l’Université Ouaga II
  • Pr Noël THIOMBIANO, Chef du Département de l’UFR/SEG, Université Ouaga II
  • Dr Sayouba OUEDRAOGO, Responsable de la recherche du CEDRES, Université Ouaga II
  • Dr Idrissa K. OUIMINGA, Directeur de la recherche de l’Université Ouaga II
  • Dr Ousmane TRAORÉ, Directeur Adjoint de l’UFR-SEG, Université Ouaga II
  1. Secrétariat technique :
  • Dr Oumarou ZALLÉ, Université Norbert ZONGO ; Tel : (+226) 78 37 40 01
  • Drs Pousseni BAKOUAN, Université Norbert ZONGO ; Tel:(+226) 70 39 60 64
  • Drs Aminata OUEDRAOGO, Université Ouaga II ; Tel : (+226) 76 84 46 65
  • Mr Erick TELIMSEIN, Tel : (+226) 71 71 42 59

E-mail : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf)

  1. Membres :

Dr Jean Marie KEBRE, DGCOOP; Dr Romuald R. KINDA, Université Ouaga II; Dr Jean Erdjouman SANOU, BCEAO; Dr Fousséni RAMDE, Université Nazi BONI; Dr Bagassé Hervé KAFIMBOU, ARCOP; Dr Boukary SAWADOGO, Centre de Gestion Agrée; Dr Ra-Sablga Seydou OUEDRAOGO, Université Ouaga II; Dr Souleymane  SANOGO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Jean Abel TRAORE, Université Norbert ZONGO; Dr Adama TRAORE, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Tiatité NOUFE, Université de Ouahigouya; Dr Relwendé SAWADOGO, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO, Dr Soumaila GANSONRE, LAPE; Dr François-Xavier MUREHA, Université du LAC Tanganyika; Dr Ibrahima DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Ousmane Y. MAIGA, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Fadogoni DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako ; Dr Patrice Rélouendé ZIDOUEMBA, Université Nazi BONI ; Dr Kader SOMA, Université Nazi BONI ; Dr Issaka DIALGA, IFOAD, Université Ouaga II ; Dr Albert MILLOGO, Université Norbert ZONGO; Dr Serge KI, Université de Ouahigouya; Dr TINTA A. Almame, Université Joseph KI-ZERBO/Kaya ; Mariam BAKOUAN, Université Norbert ZONGO; Idrissa KABORE, Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ; Abdoulaye SIRY, Université Ouaga II ; Prosper N. KOLA, GIZ ; Inoussa TRAORE, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO; Issa SARAMBE, Université Norbert ZONGO; Idrissa OUEDRAOGO, Université Panafricaine-Commission de l'Union africaine, Cameroun ; Yaya SOULAMA, Université Nazi BONI; Marcel THIOMBIANO, Université Nazi BONI.


MEMBRES DU COMITE SCIENTIFIQUE


  • Idrissa M. OUEDRAOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Albert ONDO OSSA, Professeur Titulaire, Université Omar Bongo, Gabon
  • N’gbo Gilbert Marie AKE, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire
  • Adama Diaw, Professeur Titulaire, Université Gaston Berger, Sénégal
  • Amadou SALL, Professeur Titulaire, University of Tennessee, USA
  • Edward Oki TAFAH EDOKAT, Professeur Titulaire, Université Bamenda, Cameroun
  • Mama OUATTARA, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Cote d’Ivoire
  • Pam ZAHONOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Chérif Sidy KANE, Maître de Conférences agrégé, Université Cheick Anta Diop, Sénégal
  • Boubié T. BASSOLET, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Gnaderman SIRPE, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Florent SONG-NABA, Maître de Conférences, Vice-président chargé de la Recherche et de la Coopération Internationale (VP/RCI), Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Jean-Marie KATUBADI-BAKENGE, Maître de Conférences, Université du Lac Tanganyika, Bujumbura, Burundi
  • Jacques Gueda OUEDRAOGO, Enseignant-chercheur, Université Ouaga II, Burkina Faso.
  • Fatou CISSE, Enseignant-chercheur, CRES, RTT-UEMOA

NB:

  1. Les papiers doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes :
  1. Dans le cadre de l’ouvrage, la bibliographie, les tableaux et les graphiques seront présentés comme suit :
  • pour un livre : Nom, prénom, Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article ou un chapitre paru dans un ouvrage collectif : Nom, prénom, «Titre de l’article ou du chapitre» (entre guillemets), dans prénom et nom du ou des directeurs de la publication (dir.), Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article de revue: Nom, prénom (date de parution) Titre de l’article (entre guillemets), Titre du périodique (en italiques ou en souligné), vol., numéro, année de parution, pages ;
  • Pour les tableaux, éviter la barre d’espacement pour essayer d’aligner les colonnes; choisir plutôt la fonction tableaux du logiciel de traitement de texte ;
  • Évitez les conceptions graphiques exigeant la couleur pour la compréhension du schéma ou du tableau ;
  • Écrire les nombres en lettres jusqu’à dix, en chiffres au-delà (sauf dans les documents techniques où il y a profusion de chiffres). À partir de 1 000, laisser une espace entre les centaines et les milliers. Les décimales sont séparées du nombre entier par une virgule (1,51 %).

 


18/02/2019
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EFFETS DU COVID-19 AU BURKINA FASO: L'OR, LE COTON, L'EMPLOI ET LE POUVOIR D'ACHAT DES MÉNAGES "GRAVEMENT" MENACES

FORGE-Afrique est un centre de recherche et de réflexion dédié à la recherche et aux traitements analytiques et théoriques des problèmes et faits économiques nationaux et internationaux. A ce titre un groupe de chercheur composé du Professeur en Economie Idrissa Mohamed Ouédraogo, du Dr Somlanare Romuald Kinda et du Dr Patrice Rélouendé Zidouemba ont partagé avec les journalistes burkinabè les résultats d’une analyse économique des effets du Covid-19 au Burkina Faso. C’était le vendredi 24 avril 2020 autour d’une conférence de presse à Ouagadougou.


Le Pr Idrissa Ouédraogo (au micro)

 

Depuis le mois de février l’Afrique devra composer dorénavant avec un invité indésirable qui est le Covi-19. Prenant en compte cette urgence, les différents Etats ont vite adopté des plans de riposte. Même,  si leur mise en œuvre apparaît toujours désorientée. Au Burkina Faso, le Chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré a annoncé des mesures protectrices.

 

A ce sujet les chercheurs du centre Forge-Afrique ont souhaité analyser l’impact de la propagation du Covid-19 sur l’économie du Burkina Faso.  De cette étude,  il ressort deux scénarios. Le premier qui est optimiste, suppose que l’épidémie n’est maîtrisée qu’au bout de 3 mois tandis que la demande mondiale pour les exportations burkinabè se contracte de 10%. Le second scénario qui est pessimiste suppose que l’épidémie s’étend sur 6 mois avec une baisse de la demande mondiale des exportations burkinabè de 20%.

 

(…) une perte de richesse nationale allant de 345 milliards à 645 milliards de FCFA.

Selon le Pr Idrissa M. Ouédraogo, au plan macroéconomique, la crise du Covid-19 pourrait se traduire par une baisse importante du taux de croissance de 1,38% dans le scénario pessimiste contre une croissance prévisionnelle de 6,5%. Le scénario pessimiste, prévoit une récession économique avec un taux de -1.75% représentant une perte de richesse nationale allant de 345 milliards à 645 milliards de FCFA.

 

Au plan sectoriel, le Pr Ouédraogo, souligne que les secteurs industriels et des services pourraient être les plus affectés sans oublié le secteur agricole. Aussi, de manière générale, les productions sectorielles pourraient connaitre une baisse importante qui va de -3% à -13% selon le secteur et le scenario.

Les autorité burkinabè devraient envisager les mesures protectrices prises sur le long termes

Par ailleurs, la baisse de l’activité économique va engendrer une baisse des recettes publiques. Ce qui pourrait conduire à un déficit public plus important atteignant -4,53% du PIB et -6.12% PIB respectivement selon le scénario optimiste et pessimiste.

En outre, il faudrait aussi envisager le renchérissement de la vie lié à la hausse des prix surtout agricoles et la baisse de l’emploi.

 

Au plan du commerce international, il est attendu une contraction des exportations sectorielles pouvant aller de -6% pour les produits d’extraction minières (l’or), à -16% pour les produits de l’agriculture de rente (Coton).

 

En termes de recommandations, Forge-Afrique a invité les gouvernants orienter les mesures prises ainsi que les affectations budgétaires sur le long terme. La réflexion autour d’une stratégie globale, structurante et endogène de relance économique qui se fondera sur les capacités internes du pays et sur les besoins effectifs et réels des agents.

Que ce soit le premier ou le second scenario, la gravité de cette crise est certaine. Elle menace le pouvoir d’achat des ménages, l’activité économique et le commerce international dont le Burkina Faso est exportateur dont de plus en plus de spécialistes en font écho.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com


FORGE-Afrique

FORGE-Afrique est un centre de recherche et de réflexion dédié à la recherche et aux traitements analytiques et théoriques des problèmes et faits économiques nationaux et internationaux. Il se donne pour objectif d’éclairer les prises de décisions dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de développement économique et social. En rendant l’information économique pertinente, claire et accessible à tous à travers une analyse objective et citoyenne des évènements économiques, FORGE-Afrique vise à susciter des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt avéré et d’actualité. Le centre se veut donc au service des décideurs politiques, des collectivités locales, des organisations de la société civile, des entreprises et des citoyens.

 

FORGE-Afrique, Siège social : Rue 14.12 (1200 logements) ;  01 BP 1412 Ouagadougou Burkina Faso, Tel: +226) 25 36 35 20/76893978 ; Site web: www.forgeafrique.com ; Email: forgeafrique@gmail.com / contact@forgeafrique.com

 


08/05/2020
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COVID19 : QUEL(S) MODELE (S) DE RELANCE POUR LE SECTEUR DES ARTS ET DE LA CULTURE AU BURKINA FASO ?

Pendant que tous les chercheurs et tradi-thérapeutes du monde entier s’activent pour trouver un remède à la pandémie du Corona virus, le monde de la culture pense à une relance de son secteur. Le milieu des arts et de la culture constitue un des maillons essentiels de la chaine la plus touchée au Burkina Faso et en Afrique depuis le déclenchement de la maladie à Corono virus. Plusieurs activités programmées ont été tout simplement annulées. Des concerts de danses et de musique en passant par les spectacles de théâtre, les organisateurs de tous ces évènements sont confrontés à ces durs exercices qui, le plus souvent, n’étaient pas préparés à cela. Tous les fondements qui prédestinaient à l’organisation des spectacles sont aujourd’hui ébranlés par l’interdiction de rassemblement de plus cinquante personnes.


L’annonce par le Chef de l’État Burkinabè du soutien du secteur de la culture à hauteur d’un milliard cent vingt-cinq millions et repris par le ministre des arts et de la culture est venu comme du pain béni pour les acteurs culturels même si les conditions du partage de cette manne restent un casse-tête chinois à en croire les acteurs de part et d’autre. Cette somme qu’on peut louer à juste titre reste pour le moment insuffisante pour apurer les engagements des acteurs culturels qui sont pour la plupart confinés chez eux en attendant une hypothétique fin de cette pandémie afin de reprendre de plus belle leurs activités. L’Allemagne a débloqué 50 milliards d’Euros pour soutenir les artistes et la culture face à la crise. Comparaison n’est pas raison. Mais nos gouvernants devraient s’en inspirer plus en copiant les bons exemples. La raison qui nous est servie quand on évoque le sujet du terrorisme, c’est que c’est un phénomène mondial que même les pays hypersoniques n’arrivent pas à vaincre cette hydre. Cependant, quand un pays accompli une prouesse comme mettre en place un programme d’aide aux artistes sous forme de subventions, de prêts ou de financement, on feigne souvent de ne pas voir, a fortiori copier cet exemple. Monika Grutters, ministre allemande de la culture et des médias affirme que : « les artistes sont non seulement indispensables, mais aussi vitaux, surtout maintenant. » Les dirigeants de nos États africains devront comprendre à travers cette assertion que nos Etats ne vont véritablement amorcer leur développement économique et social si le secteur des arts et de la culture continueront à rester à la traine avec des budgets oscillants à moins de 1% des budgets nationaux. C’est un secret de polichinelle de dire que la culture constitue l’un des parents pauvres de nos pays qui n’ont pas encore forcément amorcés la route des Etats-nations.

 

Ce qu’il est important de souligner et mettre à l’actif des acteurs œuvrant dans le secteur de la culture, c’est la résilience dont ils ont fait montre en se tournant très promptement vers le numérique afin de pouvoir toucher le maximum de personnes dans la sensibilisation sur les gestes barrières afin d’amincir le nombre de contaminations au Covid 19. Ces artistes à travers les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) se sont invités ingénieusement dans nos salons et nos foyers, sur nos smartphones, nos radios et nos télévisions. Nous en voulons pour exemple, la célébration de la journée internationale de théâtre le 27 mars 2020 où la Fédération Nationale du Théâtre au Burkina Faso (FENATHEB) à travers ses treize coordinations régionales ont inondé la toile d’informations et de sensibilisation sur la maladie à Covid 19. C’était une manière très spéciale de marquer d’une pierre blanche cette journée internationale dédiée aux hommes de théâtre. En plus de la sensibilisation certains ont posé des actes de solidarité vis-à-vis des citoyens démunis.

 

Aujourd’hui, il est impérieux de revoir nos modèles de diffusion des spectacles puisque les espoirs d’un retour à une situation normale de diffusion s’éloignent de plus en plus. La situation financière des potentiels spectateurs et amoureux des arts et de la culture s’amenuise par ricochet car la situation économique n’est guère reluisante avec une chute vertigineuse du taux de croissance jusqu’à 2% au Burkina Faso et pour la plupart des pays africains si les pays continuent à observer cette régression dans le traitement de la pandémie. C’est pourquoi les chefs d’États africains se sont coalisés pour demander l’annulation pure et simple de la dette.

 

Cet article loin d’être un tocsin culturel, invite tous les acteurs culturels à la réflexion sur l’après Covid-19. La culture et les arts ont encore de beaux jours pour peu que nous lui accordions la place qui est la sienne. Cette crise sanitaire a eu le mérite de mettre à nu les insuffisances structurelles et conjoncturelles de notre système culturel. C’est le lieu de repenser notre politique culturelle en mettant l’accent sur les collaborations mutuelles et internationales, la recherche scientifique et universitaire, et enfin le numérique comme catalyseur de diffusion des activités culturelles.


Auteur 

Dr Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO

Enseignant-chercheur à l’Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou, Burkina Faso,

Directeur de l’Association Culturelle Sylvie CHALAYE (ACSC)

Coordonnateur de la Fédération Nationale de Théâtre au Burkina Faso (FENATHEB Région du Centre)

Membre du bureau exécutif du Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO).

pingdewinde@yahoo.fr


FORGE-Afrique

FORGE-Afrique est un centre de recherche et de réflexion dédié à la recherche et aux traitements analytiques et théoriques des problèmes et faits économiques nationaux et internationaux. Il se donne pour objectif d’éclairer les prises de décisions dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de développement économique et social. En rendant l’information économique pertinente, claire et accessible à tous à travers une analyse objective et citoyenne des évènements économiques, FORGE-Afrique vise à susciter des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt avéré et d’actualité. Le centre se veut donc au service des décideurs politiques, des collectivités locales, des organisations de la société civile, des entreprises et des citoyens.

 

FORGE-Afrique, Siège social : Rue 14.12 (1200 logements) ;  01 BP 1412 Ouagadougou Burkina Faso, Tel: +226) 25 36 35 20/76893978 ; Site web: www.forgeafrique.com ; Email: forgeafrique@gmail.com / contact@forgeafrique.com

 


25/04/2020
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ANALYSE ECONOMIQUE DES EFFETS DU COVID-19 AU BURKINA FASO

A l’instar des autres pays, le Burkina Faso est affecté par la propagation de la maladie à coronavirus (Covid-19). A la date du 22 Avril 2020, 2 628 527 individus étaient affectés par la maladie du Coronavirus (Covid-19) dans le monde dont 609 cas confirmés au Burkina Faso, faisant de ce pays l’un des plus affectés en Afrique sub-saharienne. Cela a incité les autorités à adopter rapidement des mesures protectrices. Cette recherche analyse l’impact de la propagation du Covid-19 sur l’économie du Burkina Faso. Pour ce faire, un modèle d’équilibre général calculable et des données réelles représentant la structure de l’économie burkinabè sont utilisés. Deux scénarios sont considérés.


Déclaration liminaire de la conférence de presse – COVID-19Télécharger

Policy Brief: Analyse économique des effets du Covid-19 au Burkina Faso Télécharger


Dans le premier scenario, il est supposé que la pandémie du Covid-19 s’estompe au bout de trois (3) mois alors que dans le second scenario, la pandémie dure environ six (6) mois. Les résultats indiquent des impacts importants tant sur le plan macroéconomique et sectoriel que sur le bien-être des agents. Tout d’abord, la croissance économique pourrait passer de 5,7 % en 2019 à une fourchette comprise entre +1,38 % et -1,75 % en 2020. Une telle évolution représente une perte de la richesse nationale allant de 345 milliards à 645 milliards de francs CFA. Ensuite une hausse du chômage est attendue. Elle sera comprise entre +1,93 % et +5,92% en raison de la baisse des productions sectorielles qui va de -3 % à -12 %.

 

Par ailleurs, il est attendu une contraction des exportations sectorielles pouvant aller de -6 % pour les produits d’extraction minière (l’or), à -16 % pour les produits de l’agriculture de rente (le coton). Cela fera perdre au Burkina Faso des ressources importantes contribuant ainsi à creuser davantage le déficit public qui se situerait entre -4,53 % et -6,12 %. Enfin, la flambée des prix agricoles et la hausse du chômage contribueront à réduire de manière drastique le pouvoir d’achat des ménages et ce, pour toutes les catégories socio-professionnelles.

 

En menant cette recherche les auteurs cherchent, non pas à alarmer, mais à attirer l’attention sur le fait que le phénomène qui nous affecte actuellement est assez grave de conséquences. Après les conséquences sanitaires, un désastre socio-économique pourrait s’en suivre si les autorités n’adoptent pas à temps les mesures adéquates pour redresser l’économie nationale.

 

Les mesures déjà prises ainsi que les affectations budgétaires laissent penser qu’il s’agit d’une gestion des effets de court terme. Or les effets de long terme seront de loin les plus importants. En guise de premières réflexions, nous pensons qu’il conviendra de réfléchir sur une stratégie globale, structurante et endogène de relance économique qui se fondera sur les capacités internes du pays et sur les besoins effectifs et réels des agents. Pour cela, il conviendrait d’entreprendre des actions de relance tant du côté de la demande que du côté de l’offre. Ainsi, il faudrait que les autorités Burkinabé fournissent un soutien temporaire et ciblé aux ménages notamment les plus vulnérables. Ensuite, un appui financier pourrait être accordé aux entreprises et aux secteurs (pourvoyeurs d’emploi) réellement en difficultés. Mais au-delà de ces actions ponctuelles qui du reste, sont déjà en application pour certaines d’entre elles, il importe de mettre l’accent sur la restructuration de l’appareil productif du pays pour en faire un système de production dédié essentiellement à la satisfaction de la demande domestique et qui s’alimente principalement de matières premières locales. Notons enfin que ces mesures devraient être implémentées dans un environnement social apaisé.


Auteurs

Pr Idrissa Mohamed OUEDRAOGO

Directeur de l'Ecole Doctorale/Université Aube Nouvelle, Ouagadougou, Burkina Faso ;

Centre de Formation, d'Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique)

idriss_mo@yahoo.fr

 

Dr Somlanare Romuald KINDA

Enseignant chercheur, Université Ouaga2, Ouagadougou, Burkina Faso ;

Centre de Formation, d'Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique)

kindaromuald@gmail.com

 

Dr Patrice Rélouendé ZIDOUEMBA

Enseignant chercheur/Université Nazi Boni, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso ;

Centre de Formation, d'Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique)

patrice.zidouemba@gmail.com


FORGE-Afrique

FORGE-Afrique est un centre de recherche et de réflexion dédié à la recherche et aux traitements analytiques et théoriques des problèmes et faits économiques nationaux et internationaux. Il se donne pour objectif d’éclairer les prises de décisions dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de développement économique et social. En rendant l’information économique pertinente, claire et accessible à tous à travers une analyse objective et citoyenne des évènements économiques, FORGE-Afrique vise à susciter des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt avéré et d’actualité. Le centre se veut donc au service des décideurs politiques, des collectivités locales, des organisations de la société civile, des entreprises et des citoyens.

 

FORGE-Afrique, Siège social : Rue 14.12 (1200 logements) ;  01 BP 1412 Ouagadougou Burkina Faso, Tel: +226) 25 36 35 20/76893978 ; Site web: www.forgeafrique.com ; Email: forgeafrique@gmail.com / contact@forgeafrique.com

 

 


24/04/2020
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PROGRAMME DU COLLOQUE INTERNATIONAL DE 2019: DANS LA SALLE PSUT DE L'UNIVERSITE JOSEPH KI-ZERBO

Le Colloque international de 2019 organisé par le Centre d'Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES) en collaboration avec FORGE Afrique et le Réseau Think Tank UEMOA se tient les 25 et 26 octobre 2019 à Ouagadougou, dans la Salle des Actes du Bâtiment Technopole de l'Université Joseph KI-ZERBO à 8h 00. Le Colloque est placé sous le Très Haut Patronage de SEM Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et le Pr Alkassoum MAIGA, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation.

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24/10/2019
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