FORMATION, ORIENTATION ET RECHERCHE POUR LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE

FORMATION, ORIENTATION ET RECHERCHE POUR LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE

APPEL A COMMUNICATION AU COLLOQUE INTERNATIONAL DU LAPE 2019: CANEVAS DE SOUMISSION DU RÉSUME DES ARTICLES

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CONTEXTE ET JUSTIFICATION


L’Afrique est un continent de paradoxes. Bien qu’elle soit le continent le mieux doté en ressources naturelles, elle reste curieusement le continent qui abrite les populations les plus pauvres et les plus vulnérables au monde. Depuis les indépendances, les modèles de développement socioéconomique présentés comme remèdes aux problèmes du sous-développement et de la pauvreté généralisée ont très souvent été conçus de l’extérieur, importés et proposés, voire imposés à l’Afrique. Ces modèles, dans certains cas, ont même contribué à l’aggravation des problèmes qu’ils étaient censés résoudre. En effet, l’Afrique est confinée dans une posture de receveuse, de consommatrice au lieu d’être dans celle de conductrice dans le processus de mondialisation. Elle est de ce fait, restée en marge du processus du développement.

A regarder les performances de l’Afrique de nos jours, l’on constate avec désolation qu’elle demeure toujours un continent en proie à de nombreux problèmes de développement de manière répétitive, qu’elle reste dépendante et peine à satisfaire de façon adéquate les besoins les plus élémentaires des populations. Pourtant, l’Afrique dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes de ses populations et s’insérer avec certitude et beaucoup plus de force dans l’économie mondiale. Elle bénéficie d’une population majoritairement jeune, de ressources naturelles abondantes à celles constatées dans la majeure partie du reste du monde.

 

En dépit de tous ces atouts, pourquoi alors, l’Afrique est à ce stade ? Qu’est-ce qui explique les niveaux de développement contrastés sur ce continent ? Les insuffisances résident-elles dans les formulations des stratégies de développement, ou relèvent-elles de l’ordre institutionnel ou finalement s’agit-il des gouvernants africains qui sont en cause ? Les fondements théoriques contemporains de développement sont-ils désuets ou éprouvent-ils des insuffisances à s’adapter aux contextes africains ? Auquel cas, quels modèles de développement pour une Afrique nouvelle ? Sur quoi devraient reposer les fondements de ces « modèles africains » pour son développement ? La pertinence de l’ensemble de ces questionnements globaux justifie la nécessité d’une réflexion approfondie non seulement sur le développement en Afrique, mais aussi sur l’universalité des principes de l’économie du développement.

 

Il est de plus en plus admis dans le monde académique et partagé par certains acteurs économiques que le processus de transformation des économies africaines appelle une refondation profonde des modes de pensées, une appropriation, en toute indépendance et sans influence aucune, du concept de développement. Si c’est l’homme qui est mis au centre du développement, il conviendra alors de mettre au cœur de l’analyse, les essences premières de l’homme c’est à dire, son environnement, sa société, ses institutions, sa culture, et ses us et coutumes. Dépouiller l’analyse de ces dimensions, c’est la dépouiller de sa quintessence, c’est la rendre zombi et donc, la mettre au service des autres.

 

L’une des missions de la recherche étant d’éclairer les citoyens et les pouvoirs publics sur les mutations sociétales, il est aujourd’hui fondamental de questionner à nouveau la profession des économistes, notamment, les choix de méthodes et de postures scientifiques qu’ils adoptent pour appréhender la réalité socioéconomique du continent. C’est le lieu de mener la réflexion sur les fondements des théories du développement dans le contexte africain dans un effort collectif visant à positionner l’Afrique, de manière irréversible sur le chemin du succès de son développement.

C’est dans cette dynamique que se situe la vision du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES), à travers le Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE) de l'Université Ouaga II et du Centre de Formation, d’Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique). A cet effet, ils organisent en partenariat avec le Réseau Think Tank Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (RTT-UEMOA) un colloque international sur les défis d’une Afrique Nouvelle.

 

La particularité de cette édition du colloque réside dans la priorité accordée aux problématiques de développement en Afrique. Il offre donc, l’opportunité aux différentes catégories d’acteurs de se réunir, d’asseoir un dialogue ouvert et prospectif, de partager leurs connaissances, de s’enrichir de leurs mutuelles expériences et d’apporter leur contribution à la compréhension des grandes préoccupations socioéconomiques et politiques contemporaines de l’Afrique. Ainsi, il s’agit, en dernier ressort, d’aider à identifier des « thérapies endogènes » et efficaces aux questions de développement qui se posent à l’Afrique autour des axes de recherche mentionnés ci-dessous sans prétendre à leur exhaustivité :


AXES DE RECHERCHE


Axe 1 : Méthodologie, épistémologie et didactique économiques

  • Relations de l’Afrique traditionnelle avec l’économique
  • Ancrage des méthodes scientifiques et d’enseignement dans le contexte africain
  • Les économistes africains et les discours sur le développement de l’Afrique : à qui la faute ?
  • Stratégies, modes de pensées et d’appréhension du développement en Afrique
  • Osez penser futur et réinventer l’avenir de l’Afrique
  • Tradition, gouvernance et pouvoir politique en Afrique
  • L’homo economicus n’est-il pas multiple ?

Axe 2 : Institution, gouvernance et transformation structurelle

  • Mutation institutionnelle, climat des affaires et promotion des initiatives privées
  • Ingénierie institutionnelle et processus politiques
  • Démocratie, corruption et réformes économiques
  • Démocratie et autocratie : quel régime politique pour le développement de l’Afrique ?
  • Dynamique institutionnelle des territoires et développement
  • Acteurs politiques, société civile, autorités religieuses et coutumières, processus électoraux et alternance des régimes politiques
  • Révolution numérique et les défis de la transformation structurelle
  • Transfert des technologies et transformations structurelles
  • Politiques industrielles, énergétiques, infrastructurelles et transformation structurelle
  • Capital humain, dividende démographique et compétitivité

Axe 3 : Perception de l’intégration dans les sociétés africaines : décideurs politiques, institutions et peuples

  • Adéquation entre politiques nationales et politiques communautaires
  • Diaspora africaine et place de l’Afrique dans le monde
  • Ouverture et insertion de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales
  • Stratégie géopolitique, nouvelles dynamiques de coopération sécuritaire, diplomatique et développement
  • Migrations, mobilités des personnes et intégration régionale en Afrique
  • Tourisme et intégration en Afrique
  • Zone de libre-échange continentale africaine, intégration monétaire africaine et l’hétérogénéité des pays

Axe 4 : Histoire, culture, mutations sociales, tourisme durable

  1. Economie informelle, protection sociale, genre, inégalités et pauvreté
  2. Culture, migration et dynamiques interterritoriales
  3. Culture de solidarité communautaire et développement local en Afrique
  4. Conflits, insécurité, réconciliation et paix
  5. Migrations, insertion sociale, paix et sécurité
  6. Tourisme et croissance inclusive
  7. Tourisme, paix et développement en Afrique

 

Axe 5 : Environnement, changement climatique et sécurité alimentaire.

  1. Energie et développement durable
  2. Economie verte et industrialisation
  3. Coûts économiques des changements climatiques
  4. Agriculture biologique et sécurité alimentaire
  5. Ressources naturelles et développement durable

Axe 6 : Financement du développement en Afrique

  1. Marchés financiers, innovation financière, finance inclusive et entrepreneuriat durable
  2. Commande publique : nouvel enjeu de développement de l’Afrique et durabilité des infrastructures publiques
  3. Mobilisation des ressources, choix des instruments fiscaux et efficacité de la politique budgétaire
  4. Finance islamique : l’émergence de nouveaux partenaires financiers pour l’Afrique
  5. Ressources extérieures et financement du développement endogène
  6. Investissements, IDE, transferts de fonds des migrants, et transformation structurelle de l’Afrique

Le comité scientifique privilégiera les propositions portant sur des perspectives pour une nouvelle économie du développement pour l’Afrique, mais aussi les contributions innovantes et celles portant sur les enjeux d’actualité. À l’issue du colloque les meilleurs articles retenus seront soumis à un comité de lecture anonyme en vue de la publication d’un ouvrage collectif si les auteurs le désirent.


PREPARATION DE VOTRE RESUME


Votre résumé doit utiliser le style Normal et doit tenir dans la zone prédéfinie. Votre résumé ne doit pas dépasser 300 mots. La zone s’agrandit sur 2 pages au fur et à mesure que vous y ajoutez du texte / des diagrammes.

  1. Le titre doit être aussi bref que possible mais suffisamment long pour indiquer clairement la nature de l’étude. Mettez en majuscule la première lettre du premier mot uniquement (noms et lieu exclus). Pas de point à la fin.
  2. Les résumés doivent indiquer brièvement et clairement l’objectif, la méthodologie utilisée, les principaux résultats et les implications de politiques
  • Objectif: Enoncez clairement l’objectif de l’article
  • Méthode: Décrivez clairement votre approche méthodologique.
  • Résultats: Présentez vos résultats dans une séquence logique et soulignez les aspects nouveaux et importants de l’étude.
  1. Format Word, police Times New Roman, taille 12 et interligne simple
  2. Mode d’envoi

Envoyer simultanément aux adresses suivantes : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf

Objet du mail : Résumé-Candidature-Colloque LAPE 2019

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MODALITES PRATIQUES D’ENVOI DES CONTRIBUTIONS


Les communicateurs ont la possibilité d’inscrire leurs travaux dans l’un des axes déclinés ci-dessus pour développer un des sous thèmes en français ou en anglais. Ils sont invités à soumettre un résumé comptant au plus 300 mots conformément au canevas de soumission du résumé des articles téléchargeable sur le site de FORGE-Afrique : www.forgeafrique.com ou à travers le lien https://www.forgeafrique.com/colloque-international-du-lape-2019-canevas-de-soumission-du-resume-des-articles , sur le site de l’Université Ouaga II : www.univ-ouaga2.bf et sur le site du CEDRES: www.cedres.bf. Ce canevas peut également être obtenu en s’adressant au secrétariat technique du colloque au : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf.


CALENDRIER (dates importantes)


  1. 15 Février 2019 : Lancement de l’appel à communication.
  2. 15 Juillet 2019 : Date limite de soumission des projets de contribution.
  3. 25 Juillet 2019 : Avis du comité scientifique et notification aux auteurs.
  4. 25 Septembre 2019: Soumissions des versions complètes des papiers en version numérique (entre 25 000 et 30 000 signes espaces compris) et des présentations (Version PowerPoint pour 15 minutes maximum).
  5. 23-24 octobre 2019: Arrivée des intervenants étrangers.
  6. Vendredi 25 au samedi 26 octobre 2019 : tenue du colloque à Ouagadougou (Burkina Faso).
  7. Retour des invités: dès la fin du colloque suivant le plan de vol.
  8. 25 Janvier 2020 : Réception des articles sélectionnés pour publication dans un ouvrage collectif.
  9. 25 Avril 2020 : Publication de l’ouvrage collectif qui recense les meilleures communications.

COORDINATION


  1. Président:
  • Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE), Directeur du CEDRES, Université Ouaga II
  1. Vice-Présidents :
  • Pr Mahamadou DIARRA, Directeur du Laboratoire d’Economie Régionale et Internationale, Université Norbert ZONGO
  • Pr Windkouni Haoua Eugénie MAIGA, Directrice de l’UFR-SEG, Université Norbert ZONGO
  • Pr Omer Souglimpo COMBARY, Directeur Adjoint de l’Ecole Doctorale de l’Université Ouaga II
  • Pr Noël THIOMBIANO, Chef du Département de l’UFR/SEG, Université Ouaga II
  • Dr Sayouba OUEDRAOGO, Responsable de la recherche du CEDRES, Université Ouaga II
  • Dr Idrissa K. OUIMINGA, Directeur de la recherche de l’Université Ouaga II
  • Dr Ousmane TRAORÉ, Directeur Adjoint de l’UFR-SEG, Université Ouaga II
  1. Secrétariat technique :
  • Dr Oumarou ZALLÉ, Université Norbert ZONGO ; Tel : (+226) 78 37 40 01
  • Drs Pousseni BAKOUAN, Université Norbert ZONGO ; Tel:(+226) 70 39 60 64
  • Drs Aminata OUEDRAOGO, Université Ouaga II ; Tel : (+226) 76 84 46 65
  • Mr Erick TELIMSEIN, Tel : (+226) 71 71 42 59

E-mail : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf)

  1. Membres :

Dr Jean Marie KEBRE, DGCOOP; Dr Romuald R. KINDA, Université Ouaga II; Dr Jean Erdjouman SANOU, BCEAO; Dr Fousséni RAMDE, Université Nazi BONI; Dr Bagassé Hervé KAFIMBOU, ARCOP; Dr Boukary SAWADOGO, Centre de Gestion Agrée; Dr Ra-Sablga Seydou OUEDRAOGO, Université Ouaga II; Dr Souleymane  SANOGO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Jean Abel TRAORE, Université Norbert ZONGO; Dr Adama TRAORE, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Tiatité NOUFE, Université de Ouahigouya; Dr Relwendé SAWADOGO, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO, Dr Soumaila GANSONRE, LAPE; Dr François-Xavier MUREHA, Université du LAC Tanganyika; Dr Ibrahima DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Ousmane Y. MAIGA, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Fadogoni DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako ; Dr Patrice Rélouendé ZIDOUEMBA, Université Nazi BONI ; Dr Kader SOMA, Université Nazi BONI ; Dr Issaka DIALGA, IFOAD, Université Ouaga II ; Dr Albert MILLOGO, Université Norbert ZONGO; Dr Serge KI, Université de Ouahigouya; Dr TINTA A. Almame, Université Joseph KI-ZERBO/Kaya ; Mariam BAKOUAN, Université Norbert ZONGO; Idrissa KABORE, Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ; Abdoulaye SIRY, Université Ouaga II ; Prosper N. KOLA, GIZ ; Inoussa TRAORE, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO; Issa SARAMBE, Université Norbert ZONGO; Idrissa OUEDRAOGO, Université Panafricaine-Commission de l'Union africaine, Cameroun ; Yaya SOULAMA, Université Nazi BONI; Marcel THIOMBIANO, Université Nazi BONI.


MEMBRES DU COMITE SCIENTIFIQUE


  • Idrissa M. OUEDRAOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Albert ONDO OSSA, Professeur Titulaire, Université Omar Bongo, Gabon
  • N’gbo Gilbert Marie AKE, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire
  • Adama Diaw, Professeur Titulaire, Université Gaston Berger, Sénégal
  • Amadou SALL, Professeur Titulaire, University of Tennessee, USA
  • Edward Oki TAFAH EDOKAT, Professeur Titulaire, Université Bamenda, Cameroun
  • Mama OUATTARA, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Cote d’Ivoire
  • Pam ZAHONOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Chérif Sidy KANE, Maître de Conférences agrégé, Université Cheick Anta Diop, Sénégal
  • Boubié T. BASSOLET, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Gnaderman SIRPE, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Florent SONG-NABA, Maître de Conférences, Vice-président chargé de la Recherche et de la Coopération Internationale (VP/RCI), Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Jean-Marie KATUBADI-BAKENGE, Maître de Conférences, Université du Lac Tanganyika, Bujumbura, Burundi
  • Jacques Gueda OUEDRAOGO, Enseignant-chercheur, Université Ouaga II, Burkina Faso.
  • Fatou CISSE, Enseignant-chercheur, CRES, RTT-UEMOA

NB:

  1. Les papiers doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes :
  1. Dans le cadre de l’ouvrage, la bibliographie, les tableaux et les graphiques seront présentés comme suit :
  • pour un livre : Nom, prénom, Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article ou un chapitre paru dans un ouvrage collectif : Nom, prénom, «Titre de l’article ou du chapitre» (entre guillemets), dans prénom et nom du ou des directeurs de la publication (dir.), Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article de revue: Nom, prénom (date de parution) Titre de l’article (entre guillemets), Titre du périodique (en italiques ou en souligné), vol., numéro, année de parution, pages ;
  • Pour les tableaux, éviter la barre d’espacement pour essayer d’aligner les colonnes; choisir plutôt la fonction tableaux du logiciel de traitement de texte ;
  • Évitez les conceptions graphiques exigeant la couleur pour la compréhension du schéma ou du tableau ;
  • Écrire les nombres en lettres jusqu’à dix, en chiffres au-delà (sauf dans les documents techniques où il y a profusion de chiffres). À partir de 1 000, laisser une espace entre les centaines et les milliers. Les décimales sont séparées du nombre entier par une virgule (1,51 %).

 


18/02/2019
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PROGRAMME DU COLLOQUE INTERNATIONAL DE 2019: DANS LA SALLE PSUT DE L'UNIVERSITE JOSEPH KI-ZERBO

Le Colloque international de 2019 organisé par le Centre d'Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES) en collaboration avec FORGE Afrique et le Réseau Think Tank UEMOA se tient les 25 et 26 octobre 2019 à Ouagadougou, dans la Salle des Actes du Bâtiment Technopole de l'Université Joseph KI-ZERBO à 8h 00. Le Colloque est placé sous le Très Haut Patronage de SEM Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et le Pr Alkassoum MAIGA, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation.

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24/10/2019
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RÉINVENTER L’ETHNIE POUR SORTIR DE LA TYRANNIE IDENTITAIRE

Dernière partie de la trilogie consacrée au terrorisme proposée par notre compatriote Alain Sara, dont le centre de la réflexion porte sur l’intelligence économique. Parler d’identité est toujours délicat, car mal mené, cela peut conduire à des tragédies vues ailleurs et même à des situations regrettables, que bien souvent, nous avons malheureusement connues dans notre propre pays. Et je ne puis me permettre d’être prétentieux au point de savoir comment créer ou renforcer le sentiment national. Toutefois, j’ai osé à travers ces écrits, interroger l’identité du Burkinabè au 21e siècle.


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© rfi

Le lien social s’est désagrégé précipitamment ces dernières années surtout avec l’apparition du terrorisme. C’est devenu un euphémisme de dire que le Sahel est mal en point. Les symptômes de cette pathologie désormais chronique sont nombreux : la décomposition de l’État et sa « criminalisation », la « mafiatisation » de l’économie, le marasme socio-culturel, l’extrémisme violent, le repli identitaire, l’ « effacement de l’avenir » qui se traduit particulièrement par l’absence d’espérance et d’opportunités pour les nouvelles générations…

 

Face au chaos ambiant, le repli vers les identités semble être la forme de résilience que se sont choisies les communautés, mettant gravement en cause le vivre-ensemble et la sécurité humaine. Les mécanismes traditionnels de régulation de nos sociétés ne fonctionnent plus. Nous sommes dans un système de bureaucratie, qui, faute de régler définitivement les problèmes, les déplace pour toujours gagner du temps, sans véritablement s’attaquer aux causes réelles.
Mais qu’est-ce que l’identité ? Comment la définir ? Toutes ces questions sont à la fois existentielles et profondément ontologiques.
Les enjeux identitaires portent principalement sur deux aspects. L’identité désigne
« l’image que nous faisons de nous, à la fois dans ce que nous avons de spécifique, voire d’individuel (la carte d’identité), et dans ce que nous avons de commun (l’identité nationale), ainsi que l’image que nous nous faisons des autres, ce en quoi ils sont différents de nous ».

L’identité nait en même temps que les premières communautés humaines se forment. Principal marqueur social, elle permet à la communauté de reconnaître ses membres et aussi, de se distinguer d’autres communautés. L’identité n’est pas pour autant une singularité définitive. Il n’y a donc pas d’identité figée. Elle est évolutive dans le temps, en fonction de l’environnement et d’autres facteurs. La personnalité est constituée d’identités plurielles. L’identité peut-être :
- ethnique (les Marka, Mossi, Peul…) ;
- sexuelle (les homosexuels, hétérosexuels, pansexuels) ;
- religieuse (les animistes, juifs, chrétiens, musulmans, agnostiques…),
- professionnelle (les artisans, paysans, enseignants, commerçants…) ;
- sociale (différentes catégories sociales dans lesquelles les individus peuvent se ranger en fonction notamment de leur sexe, de leur âge, de leur métier, de leur statut dans la famille, de leur localisation géographique, de leur nationalité, de leur ethnie, de leurs occupations, loisirs ou sports favoris, de leur appartenance à un parti politique …) ;
- nationale (construction identitaire regroupant des races, ethnies, tribus, clans, familles…)…

Il faut souligner que certains aspects de l’identité peuvent être en contradiction . Mais je ne m’étalerai pas là-dessus puisque ce n’est pas le propos de mon article.
Les identités sont en crise dans un monde globalisé qui travaille à standardiser les valeurs et à uniformiser les comportements. En effet, la mondialisation fonctionne comme un rouleau compresseur qui semble écraser tout particularisme. Pour survivre, les identités sont contraintes à devenir plus fortes depuis que l’hégémonie libérale est au cœur de la finitude humaine.

Le phénomène terroriste nous montre clairement que le Burkina Faso est une «nation malade de l’identité». Le processus historique de construction nationale est resté inachevé. Pour bâtir une nation, il faut asseoir nécessairement une identité puissante. La République de Haute-Volta ayant été considérée comme un legs de la colonisation, les dirigeants du Conseil National de la Révolution avaient décidé d’inventer une identité objet de fierté et de projection vers l’avenir pour se débarrasser du «passé réactionnaire et néocolonial ». En effet, un des mérites de la Révolution restera le « dépassement» de l’ethnie pour l’émanciper des rapports de forces. En fin de compte, le Burkinabè ultime n’a été incarné que par le père de la Révolution Burkinabè lui-même, tellement cette identité exigeait une élévation morale et un patriotisme sans commune mesure.
Notre passé ne doit plus nous servir d’exutoire, car il a mieux à nous offrir. Il nous donne la force, le réarmement spirituel et moral qu’il faut pour féconder l’avenir. Nous devons prendre conscience que la nation se construit dans le rassemblement et la générosité. Elle s’édifie avec espérance et détermination, car « sans foi dans l’avenir, il n’y a pas de force dans le présent. »

Nos mythes fondateurs doivent nous donner l’ancrage nécessaire et la confiance qu’il faut pour atteindre nos idéaux collectifs de progrès social, sans nous enfermer dans des schémas cognitifs. Il est urgent de réconcilier chaque Burkinabè avec lui-même et avec les autres. Pour cela, nous devons ensemble consentir les sacrifices exigés pour que le Burkina de demain soit une « utopie réelle ». Liés par l’Histoire et le devenir, nous devons nous montrer à la hauteur des exigences pour que naître Burkinabè ne soit pas une malédiction, une honte, un regret.

Ouvert au monde et ouvert sur le monde, le Burkinabè doit l’être parce que profondément convaincu de sa contribution au progrès de l’humanité.
Aujourd’hui, que laissons-nous à la postérité ? ma réponse est de poursuivre le dialogue entre hier et demain pour permettre que l’ethnie soit transcendée par d’autres représentations sociales à imaginer. Le Burkinabè de demain ne nous pardonnera pas si nous échouons. L’ethnie à concevoir devra s’affranchir de certains héritages. Elle doit pouvoir bannir les hiérarchies, les exclusions, les privilèges, surtout de naissance pour mettre au monde une nouvelle méritocratie. L’ethnie sera dynamique et permettra à l’individu de se réinventer à tout moment, d’embrasser d’autres singularités. Il faut créer autre chose, surtout pas contre les autres. Une « identité heureuse » qui nous permette de coexister pacifiquement à l’intérieur de notre pays et partout ailleurs. Cette intention devra aller au-delà des vœux pieux en privilégiant l’altérité et l’empathie à l’instinct de conservation.

 

Nous devons parvenir à réduire le passéisme qui constitue la partie dominante de l’identité Burkinabè. Les vieilles idéologies, les croyances stériles, ainsi que la stigmatisation de la différence ne viendront pas à bout du mal-être présent. La xénophobie rampante, la banalisation de l’ethnicisme, la peur de l’autre… ne nous accorderons pas le rang que nous méritons dans ce monde. Des innovations sociales courageuses sont nécessaires pour la transformation de nos consciences collectives. L’identité est une construction pour féconder des utopies. L’identité, c’est ce qu’il y a de meilleur en nous à laisser à la postérité pour continuer ce travail formidable de réinvention continue du monde.

 

Lors d’un séjour à El Fasher au Soudan en 2013, j’ai eu la maladresse demander à des militaires rwandais comment distinguer le Hutu du Tutsi. Sidérés, ils l’étaient tous. Alors l’un deux pris la parole pour me dire qu’il n’y a plus ni Hutu, ni Tutsi. Il n’y a que le Rwandais. Au-delà de l’anecdote, ce que j’ai retenu, c’est la capacité d’une nation à se débarrasser de tout ce qui justement l’empêche d’en être une.
Pour que l’identité ne soit pas un héritage encombrant mais plutôt un projet collectif innovant, nous devons avoir à l’esprit qu’il y va de notre survie et nous devons urgemment réfléchir à comment ne pas disparaître en tant que communauté de destin.
Chacun pourrait se revendiquer du terroir où il a envie de vivre sans être traité d’allogène. Seront fille et fils d’une région, toutes les personnes qui ont un lien affectif très fort avec elle et contribuent à sa montée en puissance. Patria est ubicumque est bene l’a si bien écrit Cicéron .

Cela semble utopique n’est-ce pas ? Justement, il faut de l’audace pour triompher des déterminismes, de tout ce qui peut paraître immuable.
Nous devons réinventer l’ethnie si nous voulons lui survivre.

 

SARA Alain
Auteur du livre : Stratégie de sécurité économique pour le Burkina Faso
saraalain.bf@gmail.com

 

kaceto.net

 


03/10/2019
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REMISE DE TOGES AUX ENSEIGNANTS CHERCHEURS PROMUS DES UNIVERSITES OUAGA II et JOSEPH-KI-ZERBO DE LA 40EME SESSION DES CTS ET 19ème CONCOURS D’AGREGATION DU CAMES

Promus Professeurs Titulaires, Maîtres de Conférences et Maîtres Assistants des Universités Ouaga II et Joseph KI-ZERBO, ils sont 116 à recevoir leurs toges ce vendredi 14 juin 2019 à Ouagadougou, après leurs succès à la 40ème session des CTS et au 19ème concours d’agrégation du CAMES 2018. Pour les deux universités, le taux de succès a été de 94,28 %, dont 67 Maîtres Assistants, 24 Maîtres de Conférences et 25 Professeurs Titulaires. La cérémonie a été placée sous le patronage du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.


La cérémonie d’ouverture a d’abord été  marquée par le mot de bienvenu du Président de l’Université Joseph KI-ZERBO, le Professeur Rabiou CISSE qui a témoigné sa reconnaissance aux lauréats. Il est ensuite revenu au Professeur Maïmouna DAO, porte-parole de l’ensemble des promus, de formuler les remerciements pour l’accompagnement et la réception des toges au nom de tous les promus. Elle a laissé entendre que « plus grand est le Maître, quand l’élève devient grand. Tout est à notre honneur, si tout simplement nos étudiants deviennent meilleurs en tout temps et en tout lieu ».

La leçon inaugurale a été prononcée par le Professeur Arouna OUEDRAOGO, représentant de l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-B). Le professeur OUEDRAOGO est largement revenu sur des aspects liés à la déontologie de la recherche scientifique. Il a indiqué q’une recherche sans publication est une recherche non aboutie. Les publications scientifiques sont sous la forme d’articles, de livre, d’actes de congrès.

Le problème soulevé est que la recherche est faiblement orientée vers les besoins de développement de nos économies. Les publications scientifiques sont importantes dans la carrière de l’enseignant. Mais il faudra clarifier la notion de bonne recherche. La publication doit servir à quelque chose, au-delà de la seule qualité méthodologique.

Comment concilier publication pour le développement et publication pour la carrière ? Le Professeur Arouna OUEDRAOGO a signalé la tendance à publier dans des revues à impact. Cependant, il a insisté sur le fait qu’un article scientifique est original quand il répond à une question de développement, dans le cas contraire, il n’a pas de pertinence sociale. « Le vrai pouvoir, c’est la connaissance ».

Le Professeur a terminé ses propos en confiant aux promus et aux participants que la recherche est un outil indispensable. Mais il faut toujours se poser la question qui cherche et qui finance la recherche ?

En un mot, les publications contribuent aux avancées scientifiques, aux questions de développement et à la carrière de l’enseignant.

A la suite de la leçon inaugurale, il a été procédé à la remise des toges aux différents promus. La fin de la cérémonie a été marquée par le discours du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le Professeur Alkassoum MAIGA patron de la cérémonie. Il a prodigué des conseils aux promus en attirant leur attention sur les défis à relever.

 

Abdoulaye SIRY

Doctorant, Université Ouaga II

 


19/06/2019
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NB: Cette liste n'est pas exhaustive et est regulièrement mise à jour

 

 

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Bagassé Hervé KAFIMBOU (2019): " The Conflict between the Pursuit of Integrity and Performance in Public Procurement
Theoretical Economics Letters, 2019, 9, 1284-1298

 

Dr_kebre_2.jpg
KEBRE J. M. W (2019): Can One Promote a Delegation of the Bilateral Aid to Multilateral Donors to Improve Foreign Aid Effect on Economic Growth in ECOWAS (Note 1) Countries
Advances in Politics and Economics, Vol 2, No 1 (2019) 

 

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30/05/2019
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