FORGE Afrique, Forger une Afrique Nouvelle

FORGE Afrique, Forger une Afrique Nouvelle

APPEL A COMMUNICATION AU COLLOQUE INTERNATIONAL DU LAPE 2019: CANEVAS DE SOUMISSION DU RÉSUME DES ARTICLES

Télécharger l'appel à communication en Français

Download the call for papers in English

Télécharger le Canevas de Soumission du Résumé des Articles

 

CONTEXTE ET JUSTIFICATION


L’Afrique est un continent de paradoxes. Bien qu’elle soit le continent le mieux doté en ressources naturelles, elle reste curieusement le continent qui abrite les populations les plus pauvres et les plus vulnérables au monde. Depuis les indépendances, les modèles de développement socioéconomique présentés comme remèdes aux problèmes du sous-développement et de la pauvreté généralisée ont très souvent été conçus de l’extérieur, importés et proposés, voire imposés à l’Afrique. Ces modèles, dans certains cas, ont même contribué à l’aggravation des problèmes qu’ils étaient censés résoudre. En effet, l’Afrique est confinée dans une posture de receveuse, de consommatrice au lieu d’être dans celle de conductrice dans le processus de mondialisation. Elle est de ce fait, restée en marge du processus du développement.

A regarder les performances de l’Afrique de nos jours, l’on constate avec désolation qu’elle demeure toujours un continent en proie à de nombreux problèmes de développement de manière répétitive, qu’elle reste dépendante et peine à satisfaire de façon adéquate les besoins les plus élémentaires des populations. Pourtant, l’Afrique dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes de ses populations et s’insérer avec certitude et beaucoup plus de force dans l’économie mondiale. Elle bénéficie d’une population majoritairement jeune, de ressources naturelles abondantes à celles constatées dans la majeure partie du reste du monde.

 

En dépit de tous ces atouts, pourquoi alors, l’Afrique est à ce stade ? Qu’est-ce qui explique les niveaux de développement contrastés sur ce continent ? Les insuffisances résident-elles dans les formulations des stratégies de développement, ou relèvent-elles de l’ordre institutionnel ou finalement s’agit-il des gouvernants africains qui sont en cause ? Les fondements théoriques contemporains de développement sont-ils désuets ou éprouvent-ils des insuffisances à s’adapter aux contextes africains ? Auquel cas, quels modèles de développement pour une Afrique nouvelle ? Sur quoi devraient reposer les fondements de ces « modèles africains » pour son développement ? La pertinence de l’ensemble de ces questionnements globaux justifie la nécessité d’une réflexion approfondie non seulement sur le développement en Afrique, mais aussi sur l’universalité des principes de l’économie du développement.

 

Il est de plus en plus admis dans le monde académique et partagé par certains acteurs économiques que le processus de transformation des économies africaines appelle une refondation profonde des modes de pensées, une appropriation, en toute indépendance et sans influence aucune, du concept de développement. Si c’est l’homme qui est mis au centre du développement, il conviendra alors de mettre au cœur de l’analyse, les essences premières de l’homme c’est à dire, son environnement, sa société, ses institutions, sa culture, et ses us et coutumes. Dépouiller l’analyse de ces dimensions, c’est la dépouiller de sa quintessence, c’est la rendre zombi et donc, la mettre au service des autres.

 

L’une des missions de la recherche étant d’éclairer les citoyens et les pouvoirs publics sur les mutations sociétales, il est aujourd’hui fondamental de questionner à nouveau la profession des économistes, notamment, les choix de méthodes et de postures scientifiques qu’ils adoptent pour appréhender la réalité socioéconomique du continent. C’est le lieu de mener la réflexion sur les fondements des théories du développement dans le contexte africain dans un effort collectif visant à positionner l’Afrique, de manière irréversible sur le chemin du succès de son développement.

C’est dans cette dynamique que se situe la vision du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES), à travers le Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE) de l'Université Ouaga II et du Centre de Formation, d’Orientation et de Recherche pour la Gouvernance Economique en Afrique (FORGE-Afrique). A cet effet, ils organisent en partenariat avec le Réseau Think Tank Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (RTT-UEMOA) un colloque international sur les défis d’une Afrique Nouvelle.

 

La particularité de cette édition du colloque réside dans la priorité accordée aux problématiques de développement en Afrique. Il offre donc, l’opportunité aux différentes catégories d’acteurs de se réunir, d’asseoir un dialogue ouvert et prospectif, de partager leurs connaissances, de s’enrichir de leurs mutuelles expériences et d’apporter leur contribution à la compréhension des grandes préoccupations socioéconomiques et politiques contemporaines de l’Afrique. Ainsi, il s’agit, en dernier ressort, d’aider à identifier des « thérapies endogènes » et efficaces aux questions de développement qui se posent à l’Afrique autour des axes de recherche mentionnés ci-dessous sans prétendre à leur exhaustivité :


AXES DE RECHERCHE


Axe 1 : Méthodologie, épistémologie et didactique économiques

  • Relations de l’Afrique traditionnelle avec l’économique
  • Ancrage des méthodes scientifiques et d’enseignement dans le contexte africain
  • Les économistes africains et les discours sur le développement de l’Afrique : à qui la faute ?
  • Stratégies, modes de pensées et d’appréhension du développement en Afrique
  • Osez penser futur et réinventer l’avenir de l’Afrique
  • Tradition, gouvernance et pouvoir politique en Afrique
  • L’homo economicus n’est-il pas multiple ?

Axe 2 : Institution, gouvernance et transformation structurelle

  • Mutation institutionnelle, climat des affaires et promotion des initiatives privées
  • Ingénierie institutionnelle et processus politiques
  • Démocratie, corruption et réformes économiques
  • Démocratie et autocratie : quel régime politique pour le développement de l’Afrique ?
  • Dynamique institutionnelle des territoires et développement
  • Acteurs politiques, société civile, autorités religieuses et coutumières, processus électoraux et alternance des régimes politiques
  • Révolution numérique et les défis de la transformation structurelle
  • Transfert des technologies et transformations structurelles
  • Politiques industrielles, énergétiques, infrastructurelles et transformation structurelle
  • Capital humain, dividende démographique et compétitivité

Axe 3 : Perception de l’intégration dans les sociétés africaines : décideurs politiques, institutions et peuples

  • Adéquation entre politiques nationales et politiques communautaires
  • Diaspora africaine et place de l’Afrique dans le monde
  • Ouverture et insertion de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales
  • Stratégie géopolitique, nouvelles dynamiques de coopération sécuritaire, diplomatique et développement
  • Migrations, mobilités des personnes et intégration régionale en Afrique
  • Tourisme et intégration en Afrique
  • Zone de libre-échange continentale africaine, intégration monétaire africaine et l’hétérogénéité des pays

Axe 4 : Histoire, culture, mutations sociales, tourisme durable

  1. Economie informelle, protection sociale, genre, inégalités et pauvreté
  2. Culture, migration et dynamiques interterritoriales
  3. Culture de solidarité communautaire et développement local en Afrique
  4. Conflits, insécurité, réconciliation et paix
  5. Migrations, insertion sociale, paix et sécurité
  6. Tourisme et croissance inclusive
  7. Tourisme, paix et développement en Afrique

 

Axe 5 : Environnement, changement climatique et sécurité alimentaire.

  1. Energie et développement durable
  2. Economie verte et industrialisation
  3. Coûts économiques des changements climatiques
  4. Agriculture biologique et sécurité alimentaire
  5. Ressources naturelles et développement durable

Axe 6 : Financement du développement en Afrique

  1. Marchés financiers, innovation financière, finance inclusive et entrepreneuriat durable
  2. Commande publique : nouvel enjeu de développement de l’Afrique et durabilité des infrastructures publiques
  3. Mobilisation des ressources, choix des instruments fiscaux et efficacité de la politique budgétaire
  4. Finance islamique : l’émergence de nouveaux partenaires financiers pour l’Afrique
  5. Ressources extérieures et financement du développement endogène
  6. Investissements, IDE, transferts de fonds des migrants, et transformation structurelle de l’Afrique

Le comité scientifique privilégiera les propositions portant sur des perspectives pour une nouvelle économie du développement pour l’Afrique, mais aussi les contributions innovantes et celles portant sur les enjeux d’actualité. À l’issue du colloque les meilleurs articles retenus seront soumis à un comité de lecture anonyme en vue de la publication d’un ouvrage collectif si les auteurs le désirent.


PREPARATION DE VOTRE RESUME


Votre résumé doit utiliser le style Normal et doit tenir dans la zone prédéfinie. Votre résumé ne doit pas dépasser 300 mots. La zone s’agrandit sur 2 pages au fur et à mesure que vous y ajoutez du texte / des diagrammes.

  1. Le titre doit être aussi bref que possible mais suffisamment long pour indiquer clairement la nature de l’étude. Mettez en majuscule la première lettre du premier mot uniquement (noms et lieu exclus). Pas de point à la fin.
  2. Les résumés doivent indiquer brièvement et clairement l’objectif, la méthodologie utilisée, les principaux résultats et les implications de politiques
  • Objectif: Enoncez clairement l’objectif de l’article
  • Méthode: Décrivez clairement votre approche méthodologique.
  • Résultats: Présentez vos résultats dans une séquence logique et soulignez les aspects nouveaux et importants de l’étude.
  1. Format Word, police Times New Roman, taille 12 et interligne simple
  2. Mode d’envoi

Envoyer simultanément aux adresses suivantes : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf

Objet du mail : Résumé-Candidature-Colloque LAPE 2019

Télécharger l'appel à communication

Télécharger l'appel à communication en Anglais

Télécharger le Canevas de soumission du résumé des articles pour le colloque international du LAPE 2019


MODALITES PRATIQUES D’ENVOI DES CONTRIBUTIONS


Les communicateurs ont la possibilité d’inscrire leurs travaux dans l’un des axes déclinés ci-dessus pour développer un des sous thèmes en français ou en anglais. Ils sont invités à soumettre un résumé comptant au plus 300 mots conformément au canevas de soumission du résumé des articles téléchargeable sur le site de FORGE-Afrique : www.forgeafrique.com ou à travers le lien https://www.forgeafrique.com/colloque-international-du-lape-2019-canevas-de-soumission-du-resume-des-articles , sur le site de l’Université Ouaga II : www.univ-ouaga2.bf et sur le site du CEDRES: www.cedres.bf. Ce canevas peut également être obtenu en s’adressant au secrétariat technique du colloque au : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf.


CALENDRIER (dates importantes)


  1. 15 Février 2019 : Lancement de l’appel à communication.
  2. 15 Juillet 2019 : Date limite de soumission des projets de contribution.
  3. 25 Juillet 2019 : Avis du comité scientifique et notification aux auteurs.
  4. 25 Septembre 2019: Soumissions des versions complètes des papiers en version numérique (entre 25 000 et 30 000 signes espaces compris) et des présentations (Version PowerPoint pour 15 minutes maximum).
  5. 23-24 octobre 2019: Arrivée des intervenants étrangers.
  6. Vendredi 25 au samedi 26 octobre 2019 : tenue du colloque à Ouagadougou (Burkina Faso).
  7. Retour des invités: dès la fin du colloque suivant le plan de vol.
  8. 25 Janvier 2020 : Réception des articles sélectionnés pour publication dans un ouvrage collectif.
  9. 25 Avril 2020 : Publication de l’ouvrage collectif qui recense les meilleures communications.

COORDINATION


  1. Président:
  • Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE), Directeur du CEDRES, Université Ouaga II
  1. Vice-Présidents :
  • Pr Mahamadou DIARRA, Directeur du Laboratoire d’Economie Régionale et Internationale, Université Norbert ZONGO
  • Pr Windkouni Haoua Eugénie MAIGA, Directrice de l’UFR-SEG, Université Norbert ZONGO
  • Pr Omer Souglimpo COMBARY, Directeur Adjoint de l’Ecole Doctorale de l’Université Ouaga II
  • Pr Noël THIOMBIANO, Chef du Département de l’UFR/SEG, Université Ouaga II
  • Dr Sayouba OUEDRAOGO, Responsable de la recherche du CEDRES, Université Ouaga II
  • Dr Idrissa K. OUIMINGA, Directeur de la recherche de l’Université Ouaga II
  • Dr Ousmane TRAORÉ, Directeur Adjoint de l’UFR-SEG, Université Ouaga II
  1. Secrétariat technique :
  • Dr Oumarou ZALLÉ, Université Norbert ZONGO ; Tel : (+226) 78 37 40 01
  • Drs Pousseni BAKOUAN, Université Norbert ZONGO ; Tel:(+226) 70 39 60 64
  • Drs Aminata OUEDRAOGO, Université Ouaga II ; Tel : (+226) 76 84 46 65
  • Mr Erick TELIMSEIN, Tel : (+226) 71 71 42 59

E-mail : colloquelape2019@gmail.com / colloquelape@univ-ouaga2.bf)

  1. Membres :

Dr Jean Marie KEBRE, DGCOOP; Dr Romuald R. KINDA, Université Ouaga II; Dr Jean Erdjouman SANOU, BCEAO; Dr Fousséni RAMDE, Université Nazi BONI; Dr Bagassé Hervé KAFIMBOU, ARCOP; Dr Boukary SAWADOGO, Centre de Gestion Agrée; Dr Ra-Sablga Seydou OUEDRAOGO, Université Ouaga II; Dr Souleymane  SANOGO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Jean Abel TRAORE, Université Norbert ZONGO; Dr Adama TRAORE, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Tiatité NOUFE, Université de Ouahigouya; Dr Relwendé SAWADOGO, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO, Dr Soumaila GANSONRE, LAPE; Dr François-Xavier MUREHA, Université du LAC Tanganyika; Dr Ibrahima DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Ousmane Y. MAIGA, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako; Dr Fadogoni DIALLO, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako ; Dr Patrice Rélouendé ZIDOUEMBA, Université Nazi BONI ; Dr Kader SOMA, Université Nazi BONI ; Dr Issaka DIALGA, IFOAD, Université Ouaga II ; Dr Albert MILLOGO, Université Norbert ZONGO; Dr Serge KI, Université de Ouahigouya; Dr TINTA A. Almame, Université Joseph KI-ZERBO/Kaya ; Mariam BAKOUAN, Université Norbert ZONGO; Idrissa KABORE, Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ; Abdoulaye SIRY, Université Ouaga II ; Prosper N. KOLA, GIZ ; Inoussa TRAORE, IBAM, Université Pr Joseph KI-ZERBO; Issa SARAMBE, Université Norbert ZONGO; Idrissa OUEDRAOGO, Université Panafricaine-Commission de l'Union africaine, Cameroun ; Yaya SOULAMA, Université Nazi BONI; Marcel THIOMBIANO, Université Nazi BONI.


MEMBRES DU COMITE SCIENTIFIQUE


  • Idrissa M. OUEDRAOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Albert ONDO OSSA, Professeur Titulaire, Université Omar Bongo, Gabon
  • N’gbo Gilbert Marie AKE, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire
  • Adama Diaw, Professeur Titulaire, Université Gaston Berger, Sénégal
  • Amadou SALL, Professeur Titulaire, University of Tennessee, USA
  • Edward Oki TAFAH EDOKAT, Professeur Titulaire, Université Bamenda, Cameroun
  • Mama OUATTARA, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny, Cote d’Ivoire
  • Pam ZAHONOGO, Professeur Titulaire, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Chérif Sidy KANE, Maître de Conférences agrégé, Université Cheick Anta Diop, Sénégal
  • Boubié T. BASSOLET, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Gnaderman SIRPE, Maître de Conférences, Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Florent SONG-NABA, Maître de Conférences, Vice-président chargé de la Recherche et de la Coopération Internationale (VP/RCI), Université Ouaga II, Burkina Faso
  • Jean-Marie KATUBADI-BAKENGE, Maître de Conférences, Université du Lac Tanganyika, Bujumbura, Burundi
  • Jacques Gueda OUEDRAOGO, Enseignant-chercheur, Université Ouaga II, Burkina Faso.
  • Fatou CISSE, Enseignant-chercheur, CRES, RTT-UEMOA

NB:

  1. Les papiers doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes :
  1. Dans le cadre de l’ouvrage, la bibliographie, les tableaux et les graphiques seront présentés comme suit :
  • pour un livre : Nom, prénom, Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article ou un chapitre paru dans un ouvrage collectif : Nom, prénom, «Titre de l’article ou du chapitre» (entre guillemets), dans prénom et nom du ou des directeurs de la publication (dir.), Titre de l’ouvrage (en italiques), ville, éditeur, année de parution ;
  • pour un article de revue: Nom, prénom (date de parution) Titre de l’article (entre guillemets), Titre du périodique (en italiques ou en souligné), vol., numéro, année de parution, pages ;
  • Pour les tableaux, éviter la barre d’espacement pour essayer d’aligner les colonnes; choisir plutôt la fonction tableaux du logiciel de traitement de texte ;
  • Évitez les conceptions graphiques exigeant la couleur pour la compréhension du schéma ou du tableau ;
  • Écrire les nombres en lettres jusqu’à dix, en chiffres au-delà (sauf dans les documents techniques où il y a profusion de chiffres). À partir de 1 000, laisser une espace entre les centaines et les milliers. Les décimales sont séparées du nombre entier par une virgule (1,51 %).

 


18/02/2019
9 Poster un commentaire

REMISE DE TOGES AUX ENSEIGNANTS CHERCHEURS PROMUS DES UNIVERSITES OUAGA II et JOSEPH-KI-ZERBO DE LA 40EME SESSION DES CTS ET 19ème CONCOURS D’AGREGATION DU CAMES

Promus Professeurs Titulaires, Maîtres de Conférences et Maîtres Assistants des Universités Ouaga II et Joseph KI-ZERBO, ils sont 116 à recevoir leurs toges ce vendredi 14 juin 2019 à Ouagadougou, après leurs succès à la 40ème session des CTS et au 19ème concours d’agrégation du CAMES 2018. Pour les deux universités, le taux de succès a été de 94,28 %, dont 67 Maîtres Assistants, 24 Maîtres de Conférences et 25 Professeurs Titulaires. La cérémonie a été placée sous le patronage du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.


La cérémonie d’ouverture a d’abord été  marquée par le mot de bienvenu du Président de l’Université Joseph KI-ZERBO, le Professeur Rabiou CISSE qui a témoigné sa reconnaissance aux lauréats. Il est ensuite revenu au Professeur Maïmouna DAO, porte-parole de l’ensemble des promus, de formuler les remerciements pour l’accompagnement et la réception des toges au nom de tous les promus. Elle a laissé entendre que « plus grand est le Maître, quand l’élève devient grand. Tout est à notre honneur, si tout simplement nos étudiants deviennent meilleurs en tout temps et en tout lieu ».

La leçon inaugurale a été prononcée par le Professeur Arouna OUEDRAOGO, représentant de l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-B). Le professeur OUEDRAOGO est largement revenu sur des aspects liés à la déontologie de la recherche scientifique. Il a indiqué q’une recherche sans publication est une recherche non aboutie. Les publications scientifiques sont sous la forme d’articles, de livre, d’actes de congrès.

Le problème soulevé est que la recherche est faiblement orientée vers les besoins de développement de nos économies. Les publications scientifiques sont importantes dans la carrière de l’enseignant. Mais il faudra clarifier la notion de bonne recherche. La publication doit servir à quelque chose, au-delà de la seule qualité méthodologique.

Comment concilier publication pour le développement et publication pour la carrière ? Le Professeur Arouna OUEDRAOGO a signalé la tendance à publier dans des revues à impact. Cependant, il a insisté sur le fait qu’un article scientifique est original quand il répond à une question de développement, dans le cas contraire, il n’a pas de pertinence sociale. « Le vrai pouvoir, c’est la connaissance ».

Le Professeur a terminé ses propos en confiant aux promus et aux participants que la recherche est un outil indispensable. Mais il faut toujours se poser la question qui cherche et qui finance la recherche ?

En un mot, les publications contribuent aux avancées scientifiques, aux questions de développement et à la carrière de l’enseignant.

A la suite de la leçon inaugurale, il a été procédé à la remise des toges aux différents promus. La fin de la cérémonie a été marquée par le discours du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le Professeur Alkassoum MAIGA patron de la cérémonie. Il a prodigué des conseils aux promus en attirant leur attention sur les défis à relever.

 

Abdoulaye SIRY

Doctorant, Université Ouaga II

 


19/06/2019
0 Poster un commentaire

AGRICULTURE ET GENRE: Enjeux de politiques économiques au Burkina Faso

Ils sont quatre chercheurs en économie, issus de quatre principales Universités du Burkina Faso, à présenter leurs résultats de recherche sur la problématique de subvention du capital agricole des femmes, en vue de réduire les inégalités et favoriser l’économie du Burkina, ce mercredi 29 mai 2019 à Ouagadougou à travers un atelier. Un des messages clés auxquels les Docteurs Patrice R. ZIDOUEMBA (Université NAZI BONI), Romuald S. KINDA (Université OUAGA II), P. Rita NIKIEMA (Université NORBERT ZONGO) et Mlle Diane HIEN (Université Aube Nouvelle, Bobo) sont parvenus est que « une politique de subvention du capital agricole en faveur des femmes pourrait non seulement aider à réduire les inégalités de genre au Burkina Faso, mais elle serait aussi favorable à l’économie et l’emploi à l’échelle nationale ». La réalisation d’une telle politique nécessiterait plus de 11,3 milliards de F CFA.


L’atelier a été organisé par le Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche Economique et Sociales (CEDRES) et le Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE) de l’Université Ouaga II. Les résultats ont été présentés en présence du Conseiller Spécial du Premier Ministre, du représentant de Madame le Secrétaire Général du Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire, de représentants du Ministère de l’agriculture, et de l’économie des Finances et du Développement (MINEFID) et de la Directrice du Genre de la Commission de l’UEMOA et conseillers rattachés, ainsi que d’autres partenaires (SP-PNDES, PNUD, etc.) et des enseignants chercheurs.

 

L’étude placée sous la supervision technique de Partnership for Economic Policy (PEP) a bénéficié de l’appui financier du Département pour le Développement International (DFID) du Royaume-Uni (UK Aid), et le gouvernement du Canada par l’entremise du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI).

 

La cérémonie d’ouverture a été d’abord marquée par le mot de bienvenue du Professeur Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du CEDRES. Il a fait comprendre que l’agriculture demeure l’un des secteurs qui contribuent le plus à la création de richesse au Burkina Faso, même si elle en crée de moins en moins ces dernières années. En moyenne, la valeur ajoutée de l’agriculture en proportion du PIB est estimée à 31% les dix dernières années. 93,4 % des femmes qui exercent des activités économiques travaillent en campagne au Burkina et le plus souvent dans des conditions précaires.

                                                   Vue des officiels

 

L’accès des femmes à la terre et aux intrants agricoles est inscrit dans les politiques nationales du Burkina Faso, en témoigne l’élaboration de la politique de sécurisation foncière et les lois visant à améliorer l’accès des femmes rurales pauvres à la terre.
A la suite du mot de bienvenue, le discours officiel d’ouverture de l’atelier a été prononcé par le représentant de Madame le Secrétaire Général du Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille et de l’Action Humanitaire, Monsieur Isaïe FORO. Il a mentionné l’importance du problème traité par les chercheurs.

                                                Vue des participants

 

Bien concevoir les projets et se poser les bonnes questions au départ afin de les mettre en œuvre, c’est une morale que le représentant du Ministre a confiée aux participants, après avoir raconté une histoire de projet d’élevage de buffle au Népal.
A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les résultats de l’étude ont été livrés par Docteur Patrice R. ZIDOUEMBA de l’Université Nazi Boni et sous la modération de la Directrice de l’UFR-SEG de l’Université Norbert ZONGO, le Pr Eugénie W. MAIGA, Première femme agrégée en Economie en Afrique de l’ouest francophone.

 

Partis du constat que la productivité agricole des femmes est limitée par l’accès inégal aux ressources, différents scénarios de politiques de subvention de capital agricole ont été étudiés, à travers un modèle d’équilibre général calculable. Pour ce faire, des simulations ont été faites pour voir l’impact sur la croissance du PIB réel, sur la variation du revenu réel, sur la variation du chômage et l’effet multiplicateur des subventions. Des principaux résultats présentés, le coût annuel des différents scénarios varie entre 2,1 milliards et 11,3 milliards de F CFA.

Les résultats les plus significatifs, tant au niveau de l’impact économique que pour la réduction des inégalités, sont obtenus lorsque la subvention est double (hommes et femmes), mais discriminante c.-à-d. de 50% pour les femmes et 30% pour les hommes et lorsque celle-ci est financée soit par une partie de l’aide publique au développement ou, à défaut, par la fiscalité indirecte.

                                      Vue des participantes

 

Outre l’augmentation du PIB réel, cette politique permet une hausse plus importante du revenu réel des femmes (+1.02%) par rapport à celui des hommes (+0.52%), ainsi qu’une baisse plus importante du chômage pour les femmes (-1.34%) que pour les hommes (-0.83%). Le calcul du multiplicateur de la subvention révèle que l’accroissement du PIB réel est supérieur au montant de la subvention, quel que soit le mode de financement considéré, ce qui témoigne d’une forte rentabilité de ce type de dépense publique.

De façon générale, le financement par l’aide publique au développement présente le multiplicateur le plus élevé, suivi de la taxe indirecte (p. ex. TVA). Un autre avantage de cette dernière, par rapport à la taxe directe sur les salariés (qui arrive au 3e rang en termes d’efficacité), est sa « neutralité » - en ce sens qu’elle ne touche que les consommateurs finaux, de façon uniforme, et n’influence pas les incitations des producteurs. Enfin, le financement par déficit public présente non seulement le multiplicateur le plus faible, mais aussi l’inconvénient de creuser le déficit public (ou diminuer l’épargne publique), entraînant ainsi une sorte d’évic¬tion de l’investissement privé.

En termes de recommandation de politiques économiques, les auteurs sont d’avis que les autorités burkinabé auraient avantage à mettre en œuvre une politique de subvention du capital agricole pour tous (hommes et femmes), mais dont la valeur soit plus élevée pour les femmes. Et celle-ci devrait être financée soit en utilisant une partie de l’aide publique au développement ou à défaut par la fiscalité indirecte.

Photo de famille

 

Ce genre d’intervention permettrait non seulement de favoriser la croissance économique, mais aussi de réduire les inégalités de revenus entre les hommes et les femmes. Cela contribuerait aussi à réaliser simultanément les objectifs du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) et de la politique genre du Burkina Faso, tel que consignée dans le Document de Politique Nationale Genre (DPNG).

A l’issue de la présentation des résultats de l’étude, un partage d’expérience a été fait par la Directrice genre de l’UEMOA, Dr Barbara KY, sur les enjeux et défis liés à la participation des femmes dans le secteur agricole dans l’UEMOA. Cela a permis d’approfondir les discussions et échanges avec les participants à l’atelier.

 

Doctorants Abdoulaye SIRY & Pousseni BAKOUAN
Université Ouaga II & Université Norbert ZONGO

 

Lefaso.net

 


31/05/2019
1 Poster un commentaire

PUBLICATIONS RÉCENTES: ARTICLES

ARTICLES RECENTS

NB: Cette liste n'est pas exhaustive et est regulièrement mise à jour

 

 

Dr_kafimbou.jpg
Bagassé Hervé KAFIMBOU (2019): " The Conflict between the Pursuit of Integrity and Performance in Public Procurement
Theoretical Economics Letters, 2019, 9, 1284-1298

 

Dr_kebre_2.jpg
KEBRE J. M. W (2019): Can One Promote a Delegation of the Bilateral Aid to Multilateral Donors to Improve Foreign Aid Effect on Economic Growth in ECOWAS (Note 1) Countries
Advances in Politics and Economics, Vol 2, No 1 (2019) 

 

Dr_kebre_2.jpghttps://static.blog4ever.com/2016/06/819965/artfichier_819965_7311629_201708152323497.jpg

KEBRE J. M. W. et OUEDRAOGO I. M. (2018): "Does Aid Undermine The Mobilization Of Domestic Resources?", American International Journal of Business Management (AIJBM), ISSN- 2379-106X,www.aijbm.com Volume 1, Issue 4 (November- 2018), PP 05-15

 

Dr_zalle.jpg
ZALLE O. (2018):"Natural resources and economic growth in Africa: The role of institutional quality and human capital
Resources Policy, Available online 28 November 2018 https://doi.org/10.1016/j.resourpol.2018.11.009

 

Inoussa TRAORE.jpgIdrissa kabore.jpgDr_roukiatou_nikiema.jpg
TRAORE, I., KABORE, I., & NIKIEMA, R. (2018): Energy Efficiency in Burkina Faso: An Analysis of the Determinants of Enterprises’ Acceptance
The ECOWAS Sustainable Energy Journal (ESEJ), pp. 31-53.

 

Dr Ramde.jpg
RAMDE F. (2018): "INVESTISSEMENTS PRIVES, INVESTISSEMENTS PUBLICS DANS LES PAYS DE L'UEMOA : EVICTION OU COMPLEMENTARITE ? UNE ANALYSE A PARTIR D’UN
 MODELE NON LINEAIRERevu Economique et Monétaire, N° 23 - JUIN 2018, pp 33-58

 

Dr_SAWADOGO_r.jpghttps://static.blog4ever.com/2016/06/819965/artfichier_819965_7311629_201708152323497.jpg
SAWADOGO R., Guerineau S.  et OUEDRAOGO I. M. (2018):
 Life insurance development and economic growth: Evidence from developing countries,  Journal of Economic Development, Volume 43, Number 2, June 2018

 

Dr_SAWADOGO_r.jpg

SAWADOGO R. (2018): Insurance development and international trade in developing countries, The International Trade Journal, DOI: 10.1080/08853908.2018.1503574

 

https://static.blog4ever.com/2016/06/819965/artfichier_819965_8104118_201902183105210.jpghttps://static.blog4ever.com/2016/06/819965/artfichier_819965_7311629_201708152323497.jpg

TRAORE, O et I. M. OUEDRAOGO (2017): "Assurance Maladie Universelle : Nécessité et Politique Optimale pour le Burkina Faso," Revue CEDRES-ETUDES N°62 Séries économie – 2e Semestre 2016, pp.119-139

 

Dr_KINDA.jpg
KINDA, S. R. (2017):
 "Working Paper 286 - Climatic Shocks and Food Security The Role of Foreign Aid,"Working Paper Series 2408, African Development Bank.

 

YOUGBARE, L. (2017): "Misalignment-Effects of Exchange Rate Regimes : Contrasting Words and Deeds," Revue CEDRES-ETUDES N°63 Séries économie – 1er Semestre 2017, pp. 11-35

KERE, E. N. & KINDA, S. R. (2016): "Climate Change and Food Security: Do Spatial Spillovers Matter?," Working Papers 201604, CERDI.

 

KERE, E. N. & KINDA, S. R.; OUEDRAOGO, R. (2015): "Do Natural Disasters Hurt Tax Resource Mobilization?," Working Papers 201535, CERDI.


30/05/2019
0 Poster un commentaire

PUBLICATIONS: LIVRES ET SECTIONS D’OUVRAGE

 

 LIVRES ET SECTIONS D'OUVRAGE RECENTS

NB: Cette liste n'est pas exhaustive et est regulièrement mise à jour

 

 

Section d’ouvrage de OUEDRAOGO, Idrissa, KONATE M. et KOUAMAN, P. T. (2017). Business and Government Relations in Burkina Faso. Dans R. A. DIBIE, Business and Government Relations in Africa. Edited by Dibie Robert A., Routledge.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de OUEDRAOGO, Idrissa M., et KABORE, I. (2017). Lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme: quels enjeux face au secteur informel en Afrique de l'Ouest. Universitaires Européennes.

 

Pour commander, cliquer ici

 

Section d’ouvrage de MAIGA, W. H., BALIAMOUNE-LUTZ, M., et ALI, M. S. (2016). Workers Remittances and Economic Development: Which Role for Education? Dans Economic Development in the Middle East and North Africa (pp. pp 95-114). Challenges and Prospects, Palgrave Macmillan. New York.

 

Pour commander cliquer ici

 

Livre de NUBUKPO, Kako, TINEL, B., BELINGA, M.-Z., et DEMBELE, D. M. (2016). Sortir l'Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA ? La Dispute.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Section d’ouvrage de SIRY, A. (2016). Le financement du développement endogène en Afrique subsaharienne. Dans F. SANOU, & A. J. SISSAO, DEVELOPPEMENT ENDOGENE DE L'AFRIQUE ET MONDIALISATION: Une relecture de la pensée du Professeur Joseph KI-ZERBO (pp. 495-517). Presse Universitaire de Ouagadougou-Fondation Joseph KI-ZERBO.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de DIARRA, M. (2015). La politique Budgétaire dans les pays de l'UEMOA. Editions Universitaires Européennes.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de ZALLE, O. (2015). Les investissements directs étrangers dans l'espace UEMOA: déterminants et analyse d'impacts. Editions Universitaires Européennes.

 

Pour commander Cliquer ici

 

 

Livre de KAFANDO, B. (2013). Investissement direct étranger et croissance économique au Burkina Faso. Editions Universitaires Européennes.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de TRAORE, I. (2013). Les effets des TIC sur la croissance économique au Burkina Faso. Editions Universitaires Européennes.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de MAIGA, W. H. (2011). Essays on the Economics of Health and Education in Developing countries. Proquest Umi Dissertation Publishing.

 

Pour commander Cliquer ici

 

Livre de NUBUKPO, Kako. (2011). L'improvisation économique en Afrique de l'Ouest: du Coton au FCFA. Paris: Karthala.

 

Pour commander Cliquer ici

 

 

 

 

 

 

 


04/10/2017
0 Poster un commentaire